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François-Michel
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L'Eglise de Maria Valtorta dans la dynamique du renouveau. Empty L'Eglise de Maria Valtorta dans la dynamique du renouveau.

Mer 5 Mai - 8:59
Maria Valtorta était bien ancrée dans la tradition de l’Église. Mais, en même temps elle adhéra aux mouvements du renouveau missionnaire et à l’ouverture au monde. En cela, sa spiritualité est prophétique car elle témoigne qu’il n’y a aucun antagonisme entre la Tradition et le renouveau conciliaire bien compris, même sur des sujets sensibles.

L’Église de Maria Valtorta est foncièrement évangélisatrice. Elle n’est pas frileuse ou repliée, ce que condamne Jésus :
Les cahiers de 1943, 29 juin 1943, page 114/115. a écrit:Le don doit circuler entre tous. Car je parle à un pour tous. Lorsque quelqu’un trouve un trésor, s’il est honnête, il se hâte de le remettre à qui de droit et ne le garde pas coupablement pour soi. Celui qui trouve le Trésor, ma Voix, doit la remettre à ses frères et sœurs. C’est le trésor de tous.
Je n’aime pas les avares. Même les avares en piété. Il y en a beaucoup qui prient pour eux-mêmes, utilisent les indulgences pour eux-mêmes, se nourrissent de moi pour eux-mêmes. Jamais une pensée pour les autres. C’est leur âme qui leur tient à cœur. Je ne les aime pas. Ils ne seront pas damnés parce qu’ils restent dans ma grâce, mais ils auront seulement ce minimum de grâce qui les sauvera de l’Enfer. Quant au reste, qui leur obtiendra le Paradis, ils devront le gagner par des siècles de Purgatoire. L’avare, matériel et spirituel, est un gourmand, un glouton et un égoïste. Il se gave, mais il n’en tire aucun avantage. Au contraire, cela provoque en lui les maladies de l’esprit. Il devient incapable de cette agilité spirituelle qui vous permet de percevoir les inspirations divines, de vous régler sur elles et d’atteindre sûrement le Ciel .
La vocation évangélisatrice de Maria la poussa à chercher un engagement dans la Société de Saint-Paul (Autobiographie, page 282 et suivantes. Les carnets, 21 novembre 1945, page 78). Cette famille religieuse a pour mission d’évangéliser par les nouveaux moyens de communications (presse, radio, cinéma, ...).
On retrouve ces allusions aux nouveaux moyens de communications dans ce commentaire de l’Apocalypse attribués à Maria :
Les cahiers de 1945 à 1950, Commentaires de l’Apocalypse, page 563. a écrit:Ce n’est pas non plus par une seconde évangélisation que viendra le Verbe du Père. Il ne viendra pas personnellement. Pourtant, il évangélisera. Il suscitera de nouveaux évangélisateurs qui évangéliseront en son nom. Ils le feront sous une forme nouvelle, appropriée à l’époque, une forme nouvelle qui ne changera pas la substance de l’Évangile éternel ni de la grande Révélation, mais lui donnera plus d’amplitude, la complètera, la rendra compréhensible et acceptable même à ceux qui, à cause de leur athéisme ou de leur incrédulité sur les quatre fins de l’homme et sur bien d’autres vérités révélées, allèguent "qu’ils ne peuvent pas croire des choses qu’ils ne comprennent pas, ni aimer des êtres dont on connaît trop peu de choses, surtout si ce peu provoque crainte et découragement au lieu d’attirer et d’encourager". En vérité, ces nouveaux évangélisateurs existent déjà, même si le monde en partie les ignore et en partie les combat.
Ce commentaire reste toujours d’une brûlante actualité.
Maria Valtorta n’avait plus les capacités physiques pour s’engager dans la Société de Saint-Paul, elle s’engagea donc dans l’Action catholique féminine et y rencontra un franc succès en tant que conférencière.
Aujourd’hui, on ne peut que constater l’importance des mouvements laïcs dans la vie et la mission de l’Église. La dynamique valtortienne en est un exemple.
Pour Jésus, l'évangélisation repose sur les prêtres et les laïcs coopérant avec le clergé. Elle est à nos portes.
Les carnets, 25 avril 1948, page 117. a écrit:Pourquoi chercher de lointaines terres de mission, si la vôtre en est une ?
À cette époque, et encore aujourd’hui, la France était déclarée « terre de mission » (L’expression est tirée d’un ouvrage du Père Henri Godin (1906-1944) au regard de sa déchristianisation  . Ce n’est certainement pas, aujourd’hui, le seul pays dans ce cas.
La dissémination missionnaire que Jésus préconise, doit être accompagnée d’une « armée mystique ».
Les carnets, 25 avril 1948, page 120. a écrit:Il faut en même temps, dans le silence et la discrétion, qu’une armée mystique les soutienne par la prière, la pénitence, la souffrance. C’est celle des âmes mystiques, les Moïse sur la montagne (Exode 17, 9-13), pendant que les Josué combattent dans la plaine et vainquent par la seule arme de l’Évangile et d’une vie authentiquement évangélique. Ils doivent lutter et remporter la victoire avec et pour l’Évangile. Agissez sans retard .
On retrouve ici cette répartition des rôles que détaillait Ste Thérèse parlant de son activité missionnaire. On retrouve de même cette complémentarité dans l’âme de Maria Valtorta : une âme mystique tournée vers « la prière, la pénitence, la souffrance » et en même temps un zèle évangélique résolument offensif.
Dans tous les conseils pour l’évangélisation, que Jésus prodigue à cette occasion, on peut noter ce passage :
Les carnets, 25 avril 1948, page 115. a écrit:Soyez-le, je le répète, comme au temps des catacombes. À cette époque, les papes eux-mêmes vivaient au milieu du peuple. Et je ne parle pas seulement du peuple chrétien. Ils vivaient même parmi les païens, ils se mêlaient à eux, ils gagnaient leur pain par diverses occupations manuelles ou civiles, couronnées, le soir venu, par la Fraction du pain, par l’Assemblée des fidèles. On en trouvait dans les palais impériaux, dans les demeures patriciennes, aussi bien que parmi les tailleurs de pierre, les débardeurs, les tisserands, les foulonniers, les cultivateurs du petit peuple, ou encore parmi les médecins et les pédagogues. Et ceux à qui la naissance ou les revenus permettaient de ne pas avoir besoin de travailler, s’habillaient chaque jour de vêtements humbles pour accomplir des œuvres de miséricorde dans les quartiers les plus pauvres.
On y retrouve l’inculturation ainsi que la responsabilité étendue à tous les fidèles, promues par le décret conciliaire Ad gentes (7 décembre 1965) puis par les exhortations apostoliques Evangelii Nuntiandi (8 décembre 1975) de Paul VI et Redemptoris missio (7 décembre 1990) de Jean-Paul II. L’évangélisation – urgente – est la mission de tous.
Une nécessité mais non pas un motif de fierté  .
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