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Hélène
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Dim 27 Mar - 19:44
Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous un extrait de L'énigme Valtorta (tome 1) de Jean-François Lavère (pp. 28-33), édition 2013. J'ai trouvé ce passage intéressant donc je me permets de le retranscrire sur le forum.

Il va de soi que, si Jean-François Lavère ne souhaite pas que cet extrait soit publié sur le net, je peux tout à fait l'enlever et supprimer ce post.



Qu’en est-il de l’œuvre de Maria Valtorta ?
 
A travers le monde, quelques détracteurs de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé utilisent la « mise à l’Index », en 1959, comme principal (pour ne pas dire unique) argument pour en déconseiller la lecture. Ils affirment ou suggèrent à leurs interlocuteurs que cette condamnation prouve le contenu nocif de l’œuvre, allant même parfois jusqu’à déclarer son inspiration satanique (sic !).
 
Ils repoussent tout en bloc, d’un revers de main : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ».
 
D’autres, faute d’avoir trouvé le temps d’étudier cette œuvre monumentale, utilisent le procédé grossier qui consiste à extraire une phrase de son contexte, souvent sans même se référer à la version originale. Il leur est alors facile de « démontrer » n’importe quoi. Pendant la dernière décennie des catholiques, principalement nord-arméricains, furent parfois troublés par ces argumentations primaires et fausses, au point de se détourner de l’œuvre.
 
Le jugement de l’Eglise
 
Bien entendu, le jugement de l’Eglise sur l’œuvre de Maria Valtorta est très éloigné de cette position simplificatrice, sans nuance, somme toute manichéenne et caricaturale….
 
Voici quelques uns des éléments qui motivent cette affirmation :
 
A/ Il n’y a aucun texte officiel de l’Eglise dénonçant des manquements à la Foi ou à la Morale dans l’œuvre de Maria Valtorta. D’ailleurs, si un tel texte existait, les opposants à l’œuvre n’auraient pas attendus depuis 50 ans pour les publier !
 
B/ A contrario, l’une des premières personnes à lire le manuscrit fut Monseigneur Alfonso Carinci, Secrétaire de la Congrégation des Rites. Il déclara dès 1949 : « Il n’y a rien dedans qui soit contraire à l’Evangile. Cette œuvre contribue plutôt à une meilleure compréhension de son sens… »
 
C/ Le futur cardinal Agostino Bea (1881-1968), alors recteur de l’Institut des Etudes bibliques pontificales, confesseur de Pie XII, écrivit en 1952 : « J’ai lu sous forme de manuscrits dactylographiés une bonne part des livres de Maria Valtorta… En ce qui concerne l’exégèse, je n’ai trouvé aucune erreur dans les parties que j’ai lues… ».
 
D/ La mise à l’Index des livres prohibés, en 1959, ne met pas en cause, dans le cas de Maria Valtorta, l’orthodoxie du texte, mais bien plutôt, comme l’a rappelé l’évêque Roman Danylak, le 13/02/2002, le fait que la diffusion ait été engagée avant d’avoir reçu l’Imprimatur officiel.
 
Or le Cardinal Edouard Gagnon, dans une lettre datée du 31/10/1987 adressée depuis le Vatican, jugeait comme « étant tout à fait conforme aux exigences du Droit canonique le genre d’imprimatur accordé par le Saint-Père devant témoins ». Sa thèse de doctorat en Droit canonique sur « La censure des livres : étude historique et juridique des canons relatifs à la censure préalable des livres » lui confère toute autorité pour porter ce jugement.
 
Seul un excès de précipitation, dû à l’enthousiasme des proches de Maria Valtorta pour faire connaître rapidement cette œuvre au plus grand nombre, semble donc être la cause de ce regrettable malentendu.
 
La notification sur l’abolition de l’Index des livres prohibés, le 14 juin 1966, fit clairement la distinction entre les livres qui furent placés à l’Index en raison de leur caractère condamnable du point de vue moral, théologique ou anticlérical, et les autres œuvres littéraires, tels des écrits sur les révélations privées qui avaient été publiées sans l’accord préalable des autorités ecclésiales. C’est dans cette seconde catégorie que fut, en son temps, classée l’œuvre de Maria Valtorta.
 
Il est donc injuste, inexact, et même malhonnête, de sous-entendre ou de laisser croire que la mise à l’Index de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé aurait été due à des erreurs concernant la Doctrine de la Foi ou la Morale.
 
E/ En janvier 1962 une autorisation de publication fut d’ailleurs donnée au père Berti par le vice commissaire du Saint Office, le père Marco Giraudo : « Vous avez notre entière approbation pour continuer la publication de cette deuxième édtition de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta »… « Nous verrons comment l’œuvre sera accueillie… ».
 
F/ Dès 1970, le Père Gabriel Allegra fut l’un des grands promoteurs mondiaux de l’œuvre. Décédé en 1976, il a été déclaré « bienheureux » par l’Eglise le 29/9/2012. Il a défendu publiquement l’œuvre, en déclarant qu’elle ne comportait pas d’éléments contraires à la Foi. Si cette prise de position publique avait été contraire au jugement de l’Eglise, elle aurait certainement bloqué le décret de sa béatification !
 
G/ Enn 1972 une série de cours basée sur l’œuvre est donnée à la Faculté théologique pontificale Marianum à Rome. Puis en 1973 le père Roschini, conseiller du Saint Office depuis les années 59-60, publie son livre La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta. Cela bien entendu avec l’accord tacite des plus hautes autorités de l’Eglise…
 
H/ Dans une lettre datée du 6 mai 1992 et adressée à l’éditeur E. Pisani, Monseigneur Dionigi Tettalanzi, secrétaire de la conférence épiscopale italienne fit comprendre que « la lecture de l’œuvre de Maria Valtorta est permise à tous les catholiques, à la seule condition que ceux-ci ne la considèrent pas d’origine surnaturelle ». Cette réserve, constamment rappelée par l’Eglise en ce qui concerne les révélations privées ou les apparitions, ne saurait être interprétée comme un jugement négatif.
 
I/ En Août/Sept 1992 Mgr Roman Danylak, alors évêque de Toronto, (puis à Rome) a publié un texte très complet de défense de l’œuvre, où il écrit en particulier : « Il n’y avait et il n’y a rien de moralement, théologicalement ou scripturairement condamnable, rien de contraire à l’enseignement de l’Eglise ou opposé à son autorité, dans l’œuvre de Valtorta. C’était la conclusion de plusieurs autorités que j’ai mentionné, de même, aussi, que des censeurs de son œuvre qui furent responsables de l’article de l’Osservatore Romano de 1960. (…) J’ai étudié Le Poème en profondeur, non seulement dans sa traduction anglaise, mais aussi la version originale italienne avec les notes de Fr. Berti (…) J’ai ensuite étudié dans leur version originale italienne les cahiers et les notes de Maria Valtorta des années 1943 à 1950. Et je veux affirmer l’orthodoxie théologique des écrits de Maria Valtorta ».
 
Le texte complet figure sur son site Internet. Cet évêque fournit les sources de ce qu’il affirme, son témoignage est incontestable. Il a confirmé à nouveau son opinion le 13/2/2002 dans un nouvel article détaillé : « Je dis qu’il n’y a rien de condamnable dans Le Poème de l’Homme-Dieu et dans tous les autres écrits de Maria Valtorta pour tout ce qui concerne la foi et la morale ». Et par la suite, il donna son Nihil Obstat, Imprimatur à un site Internet consacré aux écrits de Maria Valtorta ! C’est peut-être le premier site Internet à posséder un Imprimatur) ?
 
Ces quelques témoignages non exhaustifs, loi s’en faut, ont été retenus car ils émanent uniquement des personnalités faisant autorité dans l’Eglise.
 
(…) Cinquante après sa diffusion, l’Eglise n’a pas condamné le contenu de l’œuvre du point de vue de la Doctrine de la Foi ou de la Morale, de même qu’elle n’a pas encore porté de jugement définitif sur son éventuel caractère surnaturel.


Dernière édition par Anayel le Ven 8 Avr - 20:57, édité 1 fois (Raison : Erreur en recopiant la citation)
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jym
Invité

Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Valeur de la condamnation de l'OR ?

Mar 29 Mar - 16:36
Bonjour Anayel,
Merci pour cet extrait.
Dans ce cas quelle est la valeur de la condamnation de l'Osservatore Romano ? Que vaut cet article de base de "la mise à l'index" de l'Oeuvre ?
Hélène
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Dim 3 Avr - 21:43
Bonjour @Jym,

Avant tout, excusez-moi d'avoir mis autant de temps à répondre Smile

Je pense que la publication l'Osservatore Romano doit être considéré comme un avis négatif sur l'Oeuvre et qu'il faut respecter le travail qui a été fait, qu'on soit d'accord ou non avec leur propos.

Pour ce qui concerne la valeur de cette condamnation, je dirais que la plupart de leurs remarques ne prennent pas en compte l'ensemble de l'Oeuvre. Par exemple, on s'offusque que Jésus parle beaucoup par rapport à l'Evangile, mais il est évident que ce dernier n'est qu'un résumé de sa Parole et ne représente pas tout ce qu'il a dit en trois ans. A mon sens (mais ça n'engage que moi), la plupart des arguments de l'Osservatore Romano deviennent caduques dès lors qu'on examine attentivement L'Evangile tel qu'il m'a été révélé.

Je dirais donc que cet article existe, mais il n'est pas à considérer comme un article absolument digne de confiance, sachant qu'il fait des généralités, qu'il ne cite pas non plus explicitement les passages qu'il dénonce et qu'il ne semble vraiment pas avoir compris "l'esprit" de l'Oeuvre, c'est-à-dire ce but de réévangéliser les âmes et les coeurs.

Si on le lit, en tout cas, il est aussi intéressant d'aller lire aussi des articles "pour" Maria Valtorta, ce qui permettra de faire un discernement plus profond et sincère, en âme et conscience, je dirais.

Je ne sais pas si je me suis bien exprimée... Sinon, n'hésitez pas à me relancer Smile

Fraternellement,
Anayel
jean-yves
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Jeu 7 Avr - 18:26
Pas de souci, Anayel, merci pour votre écoute et attention. Plus précisément, j' ai l'impression que cette condamnation n'a pas de valeur juridique, qu'elle est illicite car elle semble n'émaner que de 2 personnes du SO quand d'autres membres étaient favorables. Que pèse l'avis de membres favorables par rapport à l'avis des membres non favorables ? Y-a-t il eu un vote ? Tout ceci me semble léger et relever de l'intimidation.... Par ailleurs, il n'y a pas de trace de cette condamnation d'après François-Michel... Quid alors ? peut-être qu'en vérité l'Oeuvre n'a jamais été condamnée légalement par l'Eglise ? (Pie XII aurait-il put se dédire en reconnaissant la soi-disant condamnation ? Bref, ça sent le "montage"...


PS : la date du 13 02 2022 est elle correcte dans le § ci-dessous tiré du texte de JFL que vous publiez ? Je n'ai rien trouvé pour la confirmer ...
UdP


D/ La mise à l’Index des livres prohibés, en 1959, ne met pas en cause, dans le cas de Maria Valtorta, l’orthodoxie du texte, mais bien plutôt, comme l’a rappelé l’évêque Roman Danylak, le 13/02/2022, le fait que la diffusion ait été engagée avant d’avoir reçu l’Imprimatur officiel
Hélène
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Ven 8 Avr - 21:38
Bonjour @Jean-Yves,

Pour la date, c'est une erreur de ma part, il s'agit du 13/02/2002 et pas du 13/02/2022. Désolé, j'ai recopié cet extrait manuellement en ayant le livre ouvert sur mon bureau et je n'ai pas vu cette erreur. C'est maintenant corrigé !

J'ignore si cette condamnation  a une valeur juridique ; je dirais que le texte de l'Osservatore Romano est avant tout informatif, pour expliquer les raisons de la condamnation réalisée en 1959. Cette dernière est davantage formelle si on prend en compte que l'Oeuvre n'a pas respecté le Canon 1385, 1 n.2 C.I.C (donc l'Imprimatur).

Pour le vote, j'ignore s'il y en a eu un, mais il me semble que certains membres du Saint-Office avaient beaucoup de pouvoir. J'ignore s'il leur fallait l'avis de la majorité pour mettre un livre à l'Index. Mais il est vrai qu'il n'y a pas eu de traces de la condamnation dans les Actes du Saint-Siège ou dans un écrit officiel.

Par contre, il est certain qu'il y a eu une hostilité contre l'Oeuvre à l'époque, d'où les nombreuses dictées de Jésus à ce sujet, au point qu'il a retiré son don et ne nous a pas donné les autres Epitres, comme il en avait l'intention...

Fraternellement,
Anayel
jean-yves
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Nouvelle attaque contre Maria Valtorta

Ven 23 Juin - 10:07
Un nouveau candidat s'essaye à relayer les anciennes calomnies des domicains d'Avrillé :

https://www.medias-presse.info/que-penser-de-maria-valtorta/177181/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien
François-Michel
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Ven 23 Juin - 10:51
@ Jean-Yves

Very Happy
De vieilles connaissances pour toi et un apostolat infatigable pour ouvrir l'esprit et le cœur des "renfermés".

L'article contestataire a permis d'explorer des trésors de l'Œuvre. 
http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta17.htm

"Vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l'a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux." Genèse 50,20.
jean-yves
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty A vos commentaires !

Ven 23 Juin - 11:12
@François-Michel

"Vieilles" en effet, mais je n'ai plus aucun contact avec eux. Les traditionalistes et leurs frères ennemis les modernistes = pharisiens et saducéens, même complot pour tenter de mettre à mort le juste et de salir Ses Oeuvres. Je propose d'innonder l'article de commentaires posés et charitables sur notre expérience de la rencontre avec l'Oeuvre, à la suite du premier commentaire de Thibault et du mien (s'il n'est pas modéré). Une bonne occasion en tous cas, de faire le point des merveilles du don qui nous a été fait, de témoigner des bons fruits reçus et de remercier comme il se doit Jésus, Marie et Maria Valtorta !
A bientôt sur MPI !
Jym
Victoire
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Dim 18 Fév - 0:51
Le démon est très fort pour éloigner les écrits vrais ...Maria Valtorta est un pur trésor..théologiquement rien à jetter ...les francs macons ecclésiales sont champions ...lisez les écrits ils sont vrais
tiberiade2024
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Mer 3 Juil - 21:47
Bonsoir à tous,

   Pour rafraîchir ce sujet concernant l'attitude plus que réservée (c'est un euphémisme) de l'Eglise concernant les écrits de Maria Valtorta, je me pose une question pour laquelle je suis incapable de trouver une explication logique. Voici : face à ces écrits, il n'est possible d'adopter que trois attitudes : soit penser que c'est une oeuvre de pure imagination (et entre autres, Jean-François Lavère nous a excellemment expliqué que cette opinion était absurde) // soit penser que l'oeuvre vient de Satan (or, un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister, jésus l'a parfaitement expliqué aux pharisiens ). Ou, seule opinion admissible : c'est une oeuvre divinement inspirée, qui a déjà converti des milliers de personnes, et en convertira encore beaucoup). 
Or, vu la parfaite adéquation théologique entre cette oeuvre et les quatre Evangiles canoniques, je n'arrive pas à comprendre l'attitude fermée et critique de l'Eglise ! Concrètement, mis à part la mise à l'index dont a été frappée l'oeuvre de MV (due uniquement à une précipitation dans l'impression),  le fonds théologique  n'a jamais été (re)mis en cause, ni même débattu).
D'où ma question (je ne sais si elle a été déjà, sur ce forum, formulée) : comment peut-on expliquer ce refus actuel (qui dure quand même depuis la parution de l'oeuvre) de reconnaissance ? Si l'on veut bien faire preuve d'objectivité (et je dirais même d'honnêteté), l'Eglise ne peut continuer à éluder une opinion argumentée que la chrétienté attend depuis si longtemps ! 
Pour comparaison : Marie d'Agreda et Anne-Catherine Emmerich, (dont l'authenticité des écrits, pour diverses raisons, peut être, au moins très partiellement, et me semble-t-il, avec raison, remise en cause), ont été toutes les deux béatifiées. C'est donc une reconnaissance, au moins implicite, de l'inspiration divine de leurs écrits ! Et Maria Valtorta, qui n'a jamais détruit son oeuvre, qui l'a écrite directement, instantanément, sans ratures, sans aucun intermédiaire, et qui confirme à 100 % les Evangiles, est au mieux ignorée, au pire, vilipendée (y compris, et c'est cela qui est grave, par des catholiques "bon teint" !)
Peut-on espérer assister, très bientôt, à la fin de cet ostracisme, qui nuit davantage à l'Eglise qu'il ne la sert ? Je connais, dans mon entourage, des...  protestants qui, après avoir lu "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé", se sont "convertis", car il leur semblait impossible de ne pas admettre l'inspiration divine. Comme les pharisiens au temps du Christ (justes à leurs propres yeux), les représentants ecclésiastiques officiels d'aujourd'hui me paraissent regarder de bien haut les "publicains" et pécheurs que nous sommes !!
François-Michel
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Mer 3 Juil - 22:30
@Tiberiade2024
La question que tu poses a de multiples réponses. Pour ma part, je dirais qu'il ne faut pas attendre une reconnaissance officielle de l'œuvre de Maria Valtorta car il existe une frontière entre la Révélation publique (la Bible, l'Evangile) et les révélations privées (apparitions, révélations). Seule la première fait autorité. Cela a été largement codifié par le Magistère et particulièrement par Benoît XVI et François.

La seule façon de reconnaître une révélation privée, c'est de décréter que rien ne s'oppose à sa lecture prudente. On laisse faire et on observe les fruits spirituels. Mais même Lourdes n'est pas un article de foi et on peut aller au Ciel sans croire à Massabielle ou aller en pèlerinage à la grotte (mais ce serait idiot de s'en priver).

Cette position est loi de l'Eglise. L'œuvre de Maria Valtorta n'est aucunement condamnée (combattue oui) la seule condamnation de l'Index étant abolie. Toutes les prises de positions officielles n'on fait qu'en recommander une lecture individuelle et prudente. Dix théologiens d'autorité (dont des papes) ont décrété qu'il n'y avait rien contre la foi et les mœurs.

Cependant la "hiérarchie" catholique ne s'intéresse pas à ces révélations privées. Elle les tient pour des "pieuses histoires" pour des fidèles en manque de sensiblerie. Ils ont une vue virile de l'Evangile. On a même vu le synode des évêques traiter les révélations privées au même rang que les sectes (sic !)
L'intelligentsia les tient dans le même mépris.

Ce n'est pas le même accueil dans le public, surtout le public en marge de l'Eglise et de l'Evangile (tu témoignes de ce point). C'est aussi un tout autre accueil pour le clergé qui est le plus au contact des paroissiens ou qui décide de lire l'oeuvre sans préventions. Tous se retrouve transporté dans le temps et l'espace à la suite de Jésus et sa parole produit les mêmes effets car sa Parole est puissance.

L'avenir de cette oeuvre "qui sera la gloire du pontificat de Pie XII" et qui "connaîtra un grand succès dans l'Eglise renouvelée" se trouve dans les mains des laïcs. L'annonce de la Résurrection a été confiée à des femmes qui l'annoncèrent aux apôtres qui ne les crurent pas. Hier est comme aujourd'hui.
Mouxine
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Ven 5 Juil - 10:57
@tiberiade2024

Bonjour, à ma connaissance, il y a plusieurs raisons qui expliquent la réserve de l’Église :

1 - La remise en cause de certains paradigmes théologiques. Un exemple : la langue d'écriture des évangiles. Jésus fait quelques critiques des traductions usuelles des évangiles dans l'EMV et dans tous les cas, sauf un, elles sont tout-à-fait correctes si on se réfère aux manuscrits araméens. Ces critiques de traduction ont été refusées par un certain nombre de clercs, tout simplement parce qu'ils sont partis du principe consensuel parmi les exégètes, que les évangiles ont été écrits en grec. Le simple fait de remettre en cause, même pour de bonnes raisons, une idée qui est perçue comme une vérité certaine, alors qu'elle ne l'est pas, engendre de la méfiance, c'est habituel. D'ailleurs, certaines nouveautés de l'EMV ne sont toujours pas démontrables fautes de sources sures (ce qui est aussi le cas pour d'autres révélations privées ayant reçu l'imprimatur), la prudence veut qu'on prenne le temps de rechercher des sources pour discerner si ces nouveautés sont géniales, acceptables, inoffensives, ou dangereuses.

2 - Des préjugés sur le rapport entre EMV et évangiles canoniques. Beaucoup de clercs qui ont exprimé des critiques, sans forcément bien connaitre l'EMV, le font motivés pour la raison suivante : rien ne surpasse les évangiles canoniques. Or il y a justement quelque chose d'incohérent dans leur attitude, car d'un côté ils admettent l'exégèse historico-critique, en admettant que les évangiles canoniques peuvent contenir des imprécisions d'ordre spatiotemporelles, d'un autre côté, ils n'admettent pas qu'une révélation privée puisse rectifier ces points-là et clarifier certaines choses. Pour avoir retourné les problèmes auxquels j'ai été confronté pendant longtemps, dans la grande majorité des cas, les différences EMV / évangiles canoniques qui existent sont acceptables d'un point de vue historico-critique (qu'elles soient vraies ou non, elles sont crédibles).

3 - Le zèle excessif des admirateurs de l'EMV. Je laisse la parole à Jésus ici :

Jésus dit : [...] Il faudrait méditer sur le fait qu’un zèle excessif peut tout gâcher, plus que ne pourrait le faire un peu de lenteur à agir. Ce qui est forcé finit par se briser. Or cette chose, sainte, utile, voulue par Dieu contre ton désir — je le dis parce que je le sais, et je suis la Vérité — ne doit pas être brisée. Mais ce ne doit pas être un torrent tourbillonnant et impétueux qui passe, soumet, submerge, dévaste, mais ne fait que passer. Ce doit être au contraire une onde légère qui coule doucement, un petit filet d’eau qui irrigue et nourrit les racines sans abîmer la moindre plante. Un filet, ai-je dit, livré avec beaucoup de prudence et de modération, avec bonté et sans exclusivisme, mais en s’accompagnant de dignité. Or il a été livré, au contraire, avec un excès de hâte, d’abondance, de rigidité, d’exclusivisme. (Maria Valtorta, Cahiers, dictée du 24 septembre 1944)

Ces excès continuent encore à notre époque, probablement dû au fait qu'on découvre de plus en plus l'exactitude de milliers de détails dans l'EMV, du coup certains ont du mal à contenir leur grand enthousiasme et voudraient que tous partagent leur propre point de vue. Je critiquais précédemment l'incohérence des clercs, mais ici, ce sont les admirateurs de l'EMV qui font généralement preuve d'incohérence en déclarant qu'on n'est pas obligé de croire à l'EMV parce que c'est une révélation privée, mais en se montrant sévères envers ceux qui ne veulent pas y croire.

Il y a surement d'autres raisons, mais ce sont les principales à mon avis.
François-Michel
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Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise Empty Re: Jean-François Lavère - Que penser de Maria Valtorta ? Le jugement de l'Eglise

Sam 6 Juil - 12:40
@Mouxine a écrit:3 - Le zèle excessif des admirateurs de l'EMV. Je laisse la parole à Jésus ici :
[...]Ces excès continuent encore à notre époque, probablement dû au fait qu'on découvre de plus en plus l'exactitude de milliers de détails dans l'EMV, du coup certains ont du mal à contenir leur grand enthousiasme et voudraient que tous partagent leur propre point de vue. Je critiquais précédemment l'incohérence des clercs, mais ici, ce sont les admirateurs de l'EMV qui font généralement preuve d'incohérence en déclarant qu'on n'est pas obligé de croire à l'EMV parce que c'est une révélation privée, mais en se montrant sévères envers ceux qui ne veulent pas y croire.
[...]
Tu as raison de souligner ce point qui n'est pas résolu dans nos rapports avec l'autorité de l'Eglise. C'est pourtant un point capital car le temps de l'évangélisation est venu et notre apport ne peut se faire qu'en accord avec cette autorité. En marge peut-être, mais dans le même sens, comme l'esprit missionnaire procède d'une approche plus libre et plus pragmatique que celle de l'administration vaticane.

Les attitudes de l'autorité et celle des lecteurs ont leurs justifications dans l'Ecriture et le Magistère. Elles ont aussi leurs excès et si l'autorité pointe les nôtres, il faut aussi pointer les leurs. C'est donc la forme qu'il faut travailler de chaque côté : le respect appelle le respect, le mépris appelle le mépris.

Le plus compliqué est de savoir qui commence.
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